Philoland est un pays auquel on accède en philosophant ou en pensant, théoriquement accessible à tous. Sa géographie ressemble à celle de nos pensées. Il s’agit donc d’un pays aux mille visages, qui se modifie pour satisfaire les réflexions et les rêves de chacun.

CONSCIENCE / INCONSCIENT/ TL/ TES/ TS PERCEPTION TL

 LA CONSCIENCE


 Plan du cours:


 

 

 

 

 

 

 

 

 

I/ Miroir mon beau miroir

a) Ambivalence de la conscience : misère et grandeur de l'homme



  
 














b) les 3 distances




c) Le Cogito : terre natale de la vérité




II/ "JE EST UN AUTRE"
a) Problème du retour sur soi de la conscience


b) Problème de l'unité de la conscience de soi



c)Problème de la continuité de la conscience



+
 
"Jill Bolte Taylor est une neuroscientifique qui a survécu à une attaque cérébrale. Elle explique ici comment cette attaque l'a ouverte à un nouveau type de conscience englobante et spatiale.
Connais-toi toi-même ?

Partir en recherche philosophie pour trouver sa propre sérénité passe toujours par le célèbre « connais-toi toi-même ».  Devise que Socrate aurait lu sur le fronton du temple  d’Apollon à Delphes.  Nous savons aujourd’hui que notre état physique influence notre état mental et réciproquement. Ainsi le « connais-toi toi-même » ne peut s’arrêter à la connaissance, voir à la conscience,  de sa personnalité, de son caractère, de ses défauts, de ses qualités. Il nous faut apprendre à connaître les « mécanismes » de notre corps et connaitre un peu l'anatomie de cette extraordinaire machine humaine qui abrite notre esprit.  
Cela est  indispensable pour qui veut emprunter les chemins de philosophies opératives. C’est l’un des critères qui font la différence entre les philosophies spéculatives, celles du Bac par exemple et les philosophies opératives, celles qui soignent la santé de l’âme et amènent l’ataraxie (absence de trouble) comme aimait le dire Epicure.  Les récentes découvertes en neurologie nous apportent un éclairage nouveau en philosophie. L'avancée la plus étonnante est celle qui considère que notre le cerveau est constitué de deux  demi-cerveaux distincts (l'asymétrie cérébrale), « pilotés » par un « noyau » central le corps calleux. Les différents travaux à travers le monde  comme ceux réalisés avec l’aide de moines bouddhistes (Mathieu Ricard en faisait partie) afin de déterminer les différentes zones du cerveau en activités durant leur méditation et de les comparer à celles en activités sur des sujets en dépressions, ont permis démontrer l’importance de la séparation possible de nos deux hémisphères cérébrales suivant nos états humeurs (sérénité / inquiétude). Ces études menées par des scientifiques de renommé internationale comme, entre autres,  Madison Francisco Varela, neurobiologiste chilien, diplômé de Harvard et directeur de recherche au CNRS à Paris, où Richard Davidson professeur de psychologie et de psychiatrie à l’Université du Wisconsin, utilisant des laboratoires équipés pour de l’imagerie par résonance magnétique, sont à prendre très aux sérieux. A cela nous pouvons rajouter les travaux de  Lucien Israël, médecin cancérologue français, et spécialiste de la neurologie, sur nos deux cerveaux, approche plus intuitive que scientifique  mais qui a ouvert la route (« Cerveau droit, cerveau gauche » - édition Plon 1986). Sans oublier l’extraordinaire voyage de Jill Bolte Taylor. 
Jill Bolte Taylor*, une neurobiologiste américaine, qui en 1996, alors âgée de 37 ans, a eu accident vasculaire cérébral. Elle l’a vécu de façon consciente. Remise complètement de cet AVC au bout de 8 ans, elle en définira  une nouvelle approche de la structuration de notre cerveau.  («Voyage au-delà de mon cerveau» - Éditions J.-C. Lattès). De ce vécu avec ses connaissances de neurobiologiste elle déduit que L'hémisphère droit de notre cerveau est programmé pour le bonheur, la paix, la compassion… » Face à la colère elle déclare « Le circuit neuronal de la colère est mobilisé durant une minute et demie, après quoi la tension retombe. Libre à nous de ne pas donner suite… »  Libre à nous de réaliser notre réorientation cognitive. La plasticité des neurones donne à chacun la possibilité de “virer à droite” sur l’autre hémisphère  et de choisir la paix et l'amour plutôt que l'affrontement…  « Si mon odyssée intérieure m'a appris une chose » dit-elle « c'est que la quiétude est à notre portée. Il nous suffit, pour y parvenir, de faire taire la voix de notre hémisphère gauche dominant.»   Elle rejoint ceux qui présentent le cerveau comme deux  demi-cerveaux distincts. pour eux, les deux hémisphères cérébraux qui sont complètement séparés physiquement et uniquement reliés par un pont, le corps calleux, seraient aussi indépents quand à leur analyse. 
  • Le « cerveau droit » s’occuperait de toutes les informations simultanément (à l’image d’un processeur parallèle), il travaille dans l’instant présent (ici et maintenant). 
Serait-il le demi-cerveau conduisant au bonheur ?  
Il transposerait en pensée visuelle, et apprendrait « par kinesthésie »  à travers les mouvements du corps. Il gèrerait et associerait dans l'instant le ressenti global des sens : bruits, odeurs, images, état du corps dans l'espace, à travers nos cinq sens. Ceux qui nous sont perceptible seulement dans l’instant présent.  
  • Le « cerveau gauche » traiterait les informations de manière plus séquentielle (à l’image d’un processeur série).  
Il travaillerait en intégrant les motions de temps futur et passé en linéaire et comparative. Il travaillerait les détails de l’instant présent pour les organiser, catégoriser, classer, stéréotyper, en les comparant à des actions passées et mémorisées afin d’anticiper les probabilités avenir en peurs, désirs, pressentiments. Pour sa concrétisation cérébrale il  utilise notre langage  (maternelle) ; cette petite voix de l’intérieur. Cela serait dans cette parti gauche de notre cerveau que nous prendrions conscience de notre ressenti d'être ce que l'on est. Je pense (avec le demi-cerveau gauche) donc je suis.  L’importance de cette explication neurologique est capitale.  Toutes les philosophies laissées en héritage par les philosophes de l’antiquité, peuvent être relues aujourd’hui sous une lumière vraiment nouvelle.   La société à venir ne sera que le syncrétisme de ce que nous avons déjà, enrichie par cet apport nouveau. Les découvertes en neuroscience auront toutes les importances pour étayer les conscepts nécessaires à l'organisation d'une société enfin pacifiés.  
Tout comme au XVIème siècle, viendra le temps d’une renaissance. Avant  d’être transposé en actes politiques, elles devront être élaborées en philosophies.  Cette séparation cérébrale, à la façon du yin et du yen ne doit pas être aussi tranchée que cela, les interactions entre nos deux demi-cerveaux doit atteindre un niveau de complexité qui dépasse la science d’aujourd’hui. C’est pourquoi, il faut garder prudence (la philosophie restant l’art de la sagesse) et ne pas aller trop vite, il nous reste tant à apprendre sur nous même. Mais il nous faut aussi être très vigilants, ces nouvelles connaissances doivent être diffusé rapidement à tous afin qu’elles ne puissent pas servir à des fins nuisibles (manipulations de personnes à des fins commerciales ou politiques), c’est un paradoxe qui nous va falloir maitriser.   
Néanmoins, le principe de base de cette dissociation est très intéressant et retient mon attention. Cette séparation possible des zone active pour la sérénité et le questionnement (pouvant entrainer l’inquiétude, le stress, l’angoisse …) est à travailler avec cette approche  il  me parait claire que la philosophie opérative est en marche. Elle sera la fondation de société de demain. Les intuitions de philosophes antiques deviennent « argumentables » pour notre génération de cartésiens par les nouvelles données de la neuroscience. Bouddha, Epicure, Leucippe réveillez-vous … il est temps de nous enseigner à nouveau votre sagesse.   "
 Sources : Jean Marc Damien 

http://jeammarcdamien.unblog.fr/philop/nos-deux-demi-cerveaux/








d) Problème de l'identité personnelle.







III/ CONSCIENCE MORALE

1) La morale est-elle innée?





2) La morale revisitée : la banalité du mal




+ Version cinématographique de l'expérience de Milgram
 I... comme Icare est un film français d’Henri Verneuil sorti en 1979.

Voici l'adaptation de cette expérience :
Le Jeu de la mort est un documentaire mettant en scène un faux jeu télévisé (La Zone Xtrême) durant lequel un candidat doit envoyer des décharges électriques de plus en plus fortes à un autre candidat, jusqu'à des tensions pouvant entraîner la mort. La mise en scène reproduit l'expérience de Milgram réalisée initialement aux États-Unis dans les années 1960 pour étudier l'influence de l'autorité sur l'obéissance : les décharges électriques sont fictives, un acteur feignant de les subir, et l'objectif est de tester la capacité à désobéir du candidat qui inflige ce traitement et qui n'est pas au courant de l'expérience.
(Ecrit et produit par Christophe Nick, célèbre documentariste à qui l'on doit Chroniques de la violence ordinaire, Résistance ou encore Mise à mort du travail)
 
POUR EN SAVOIR PLUS:
Cruauté, violences psychologiques et sexuelles, humiliations : la téléréalité semble devenue folle. Son arrivée au début des années 2000 ouvrait une nouvelle ère dans l'histoire de l'audiovisuel. Cinquante ans d'archives retracent l'évolution du divertissement : comment la mise en scène de l'intime, dans les années 80, a ouvert un nouveau champ, comment la privatisation des plus grandes chaînes a modifié le rapport au téléspectateur. A l'aide de spécialistes, dont le philosophe Bernard Stiegler, ce documentaire démontre comment l'émotion a fait place à l'exacerbation des pulsions les plus destructrices.
(Diffusé sur France2 en 2010)
La sociologie des médias est réalisée par Bernard Stiegler, (né le 1er avril 1952, est un philosophe français qui axe sa réflexion sur les enjeux des mutations actuelles — sociales, politiques, économiques, psychologiques — portées par le développement technologique et notamment les technologies numériques)
Il a beaucoup travaillé sur la question :
Échographies de la télévision, entretiens filmés avec Jacques Derrida
La Télécratie contre la démocratie, 2006
Réenchanter le monde : la valeur esprit contre le populisme industriel, 2006
  • Prendre soin, de la jeunesse et des générations, Flammarion, 2008
  • Économie de l'hypermatériel et psychopouvoir, Entretiens avec Philippe Petit et Vincent Bontems, 2008
  • avec Serge Tisseron, Faut-il interdire les écrans aux enfants ?, Paris, Mordicus, 2009
  • États de choc - Bêtise et savoir au XXIe siècle, Fayard/Mille et une nuits, 2012



c) Les fondements de la morale





IV MATIERE ET ESPRIT + VIVANT
Introduction:
1) L'âme plus précieuse que le corps : une tradition
 a)  La métempsycose  et le spirituel chez  Platon

 Les mythes chez Platon mettant en scène la relation corps/ esprit
Phèdre présente l’âme humaine comme un char ailé, composé d’un cocher et de deux chevaux: l’un, excellent, tire le char vers le haut, l’autre, médiocre, le tire vers le bas. Lorsque le premier est le plus fort, l’âme devient divine, et ses ailes sont plus développées; lorsque c’est le second qui domine, l’âme reste embourbée dans le corps, et ses ailes sont anémiées. Le lieu le plus élevé que l’âme puisse atteindre, si le cocher sait dompter le mauvais cheval, c’est le lieu des idées, où sont connues la justice en soi, la beauté en soi, etc. Ce lieu est celui où se nourrit l’âme. Parce que l’attelage est toujours imparfait, l’âme s’élève et rechute sans cesse, témoignant de la difficulté de l’étude philosophique, de la force de distraction que représentent les choses corporelles.
Le Phédon présente par une image frappante le contraste du lieu naturel de l’âme et du piège qu’est pour elle le sensible (le corps). Nous sommes, dit Platon, comme des hommes qui habiteraient sous la mer, pour qui tout est trouble, qui prennent la mer pour le vrai ciel, qui vivent dans un bourbier de vase et un décor rongé par le sel marin. Si nous pouvions surmonter notre paresse et regagner la surface, nous verrions la lumière véritable, et la beauté des choses du monde terrestre: le lieu des idées est lumineux, ses contours sont nettement délimités. Le lieu où nous vivons, au contraire, est flou et imprécis: les choses s’y mélangent et nous demeurons dans la confusion.

Dans le Gorgias. Jadis, les hommes savaient l’heure de leur mort; ils étaient jugés pour leur vie par des mortels, au moment de mourir, mais de leur vivant. Les jugements étaient mal rendus, car les juges se laissaient convaincre par la belle apparence et l’éloquence des jugés. Zeus décida alors que les hommes ne connaîtraient plus l’heure de leur mort, et qu’après sa venue seules leurs âmes seraient jugées, en silence, par des juges morts eux aussi. La justice et l’injustice sont invisibles aux yeux du corps, comme le rappelle encore le mythe de Gygès, et c’est l’âme seule qui porte sur elle la laideur indélébile de l’injustice, visible aux seuls yeux de l’âme.
Au moment de mourir, Socrate raconte ce qu’il advient des âmes des morts après leur jugement (Phédon): celles qui furent injustes au-delà de tout pardon sont précipitées à jamais dans le fleuve Tartare, fleuve des souffrances. Celles qui furent simplement injustes y sont précipitées jusqu’à ce qu’elles parviennent à convaincre leurs victimes de leur ­pardonner; celles qui furent justes durant leur vie sont pour toujours affranchies de l’existence corporelle. Ce mythe, qui a pour fonction d’exhorter à la justice, contredit apparemment le mythe d’Er sur le choix des existences.

Dans le livre X de La République, Platon rapporte le mythe d’Er. Er le Pamphylien est un soldat revenu à la vie douze jours après sa mort. Après leur séparation d’avec les corps, les âmes se réincarnent en choisissant leur nouvelle vie, en fonction de ce qu’elles souhaitent devenir; toutes sortes de vies leur sont proposées, vies d’animaux, d’hommes réputés pour leur beauté, de tyrans, qu’elles choisissent tour à tour dans l’ordre imposé par le hasard. Le premier, raconte Er, avait choisi la plus grande tyrannie, qui lui parut le sort le plus enviable; il ne se rendit compte qu’après que cette vie comportait des actes terribles et de grands malheurs: au lieu de se maudire soi-même pour son choix, il s’en prit à tous et à tout. L’âme sage du philosophe choisit une existence paisible, modérée et sans éclat. Puis les âmes boivent l’eau du fleuve Amélès dans la plaine de l’Oubli, ce qui leur fait perdre tout souvenir de leur vie antérieure, avant de retrouver l’existence et l’union à un corps. Porter créance à ce conte, rappelle Platon, peut nous sauver, en nous faisant, dès cette vie, prendre l’habitude de la sagesse, qui nous sauvera lors du choix d’une vie prochaine.
b) La mécanique cartésienne
 
On peut donner raison à Descartes : il y a parfois plus dans la conscience que dans le corps, ou à tout le moins le lien entre le corps et l'esprit relève d'un mystère et parfois nous avons du mal à être "comme un pilote dans son navire"   
La preuve avec le problème du genre : ce que le corps me dit, ma conscience peut le contrarier...

Guillaume Gallienne, né le 8 février 1972 à Neuilly-sur-Seine dans les Hauts-de-Seine, est un acteur français, sociétaire de la Comédie-Française, ancien élève du Cours Florent pendant trois ans, puis du Conservatoire national supérieur d'art dramatique dans les classes de Dominique Valadié, Stéphane Braunschweig, Daniel Mesguich.En 2008, il se lance avec Claude Mathieu dans l'écriture d'un spectacle intime intitulé Les Garçons et Guillaume, à table !, dans lequel il revient avec humour sur son enfance, l'éducation qu'il a reçue et les traumatismes qu'elle a pu engendrer. Il explique en effet que, sa mère le distinguant de ses frères, il a naturellement cru ne pas être un garçon, comme eux. Ce malentendu l'a poussé à « faire la fille », ce qui devait le conduire à tomber en dépression à l'âge de douze ans, mal dont il parvient à sortir en « trouvant sa voix » grâce à un phoniatre et en consultant un psychanalyste pendant quatre ans. (source Wikipédia)

La psychosomatique





À chaque blessure légère, une petite coupure par exemple, nous constatons la capacité d’auto-guérison de notre corps. Mais cette aptitude se manifeste-t-elle dans des cas plus sérieux ? La médecine occidentale actuelle, axée sur la haute technologie et les traitements chimiques, semble faire peu de cas des solutions aussi simples et naturelles qu’un dialogue avec le patient. Certains praticiens, persuadés de l’importance et de l’efficacité de la collaboration avec le "médecin intérieur" présent en chacun de nous, développent des méthodes d’accompagnement originales. Quelles que soient leurs différences théoriques ou pratiques, ces approches encouragent le patient à explorer sa propre voie de guérison. Au-delà du profit personnel que chacun peut en tirer, l’ensemble de la société a tout à y gagner, en maîtrisant mieux le coût du système d’assurance maladie. Quand l'esprit guérit le corps, est un documentaire (0h52) qui traite de l'autoguérison, un phénomène naturel du pouvoir de l'esprit et de la pensée qui agit sur le corps humain pour le maintenir en harmonie et en bonne santé.


Notre corps est plus sophistiqué que toutes les technologies au monde. Malheureusement, notre société, son marketing, ses discours sur la santé, sont tels qu'ils conduisent bien des individus à craindre leur propre corps, à manquer de confiance en ses capacités innées, et empêchent la stimulation de ses ressources naturelles.
Dès notre plus tendre enfance, pleine de chutes et de chocs physiques, nous avons pu observer que la plupart de nos blessures disparaissaient et/ou cicatrisaient en quelques jours. Nous nous guérissons nous-mêmes comme nous respirons sans y penser et nous vivons en permanence dans un environnement qui contient des poussières, bacilles et micro-organismes que notre corps repoussent sans cesse. Nous pouvons dire que plusieurs fois dans notre vie nous avons été ou seront soumis à des virus et autres pourvoyeurs d'infections pour lequel notre corps est intervenu ou interviendra sans même que nous le sachions.

L'autoguérison reste encore mal connue et peu utilisée en France, pourtant, les résultats sont là, confirmés par la science et par les patients. Prendre le temps de se soigner autrement, cela dépend des médecins, de la pharmaceutique, du gouvernement, des médias, mais également de chacun de nous.


Voici une partie de l'article de Chantal Attia, bioénergéticienne et thérapeute transpersonnelle :
"Un jour, parcourant un magazine de santé, je suis tombée sur cette phrase : «…lorsque les patients parlent du « médecin intérieur », ils ne pensent qu'aux pouvoirs d'autoguérison de l'homme. Ce sont, par exemple, le système immunitaire, la cicatrisation, la consolidation de fractures, qui se réalisent toutes seules, sans notre consentement. »

Cette phrase illustre la plus grande idée fausse que l'on puisse entretenir à propos de l'autoguérison et par la même occasion au sujet de la maladie. Oui, les processus d'autoguérison se réalisent tous seuls mais certainement pas sans notre consentement ! Il n'y a pas de plus grande erreur que de croire que si, dans notre corps, une chose se réalise « toute seule » cela veut dire que c'est sans notre consentement. C'est exactement l'inverse.

Les capacités d'autoguérison comme la défense de notre organisme contre les corps étrangers, la cicatrisation, la consolidation de fractures etc… qui s'effectuent au sein de notre corps sans notre attention, et non pas sans notre consentement, ne pourraient absolument pas se faire sans celui-ci.


L'autoguérison est donc une affirmation naturelle de la vie, de l'équilibre et de la santé. Si naturelle, si évidente, si intrinsèquement liée à la nature de chaque cellule de notre corps, que nous n'avons même pas besoin d'y porter attention. Ce n'est que lorsque la maladie survient que nous sommes déroutés parce que justement la maladie n'est pas un état naturel. Ce n'est que lorsque des symptômes se déclarent, qui n'auraient pas dû se manifester, d'où notre désarroi, que nous nous posons des questions. Que se passe-t-il ? Notre corps fonctionnait si bien avant, tout seul, sans que nous y portions attention. C'est donc que quelque chose s'est arrêté. Mais quoi ? Les processus d'autoguérison justement, qui bien que nous n'y portions pas attention, bien qu'ils se réalisent tous seuls, ne le font pas sans notre consentement.

La maladie c'est l'illustration de ce non consentement. Alors que notre corps est biologiquement structuré pour le bien-être et la santé, la maladie est un non consentement à la vie telle qu'elle se présente à nous, et à l'autoguérison naturelle du corps. La maladie est un refus, une désapprobation de la vie telle qu'elle se présente à nous.


Nous ne sommes jamais malade par hasard et à y regarder de près nous trouverons, la plupart du temps, un lien avec une relation ou une situation déplaisante, une séparation, un deuil etc... Autrement dit, une expérience que nous n'acceptons pas ou que nous refusons d'intégrer.

C'est bien compréhensible, il y a des expériences de vie extrêmement difficiles à vivre ou à intégrer ! C'est alors que nous luttons contre la vie, que nous voyons extérieur à nous, mais qui est aussi celle-là même qui circule en nous. C'est alors que ce qui habituellement se passe avec notre consentement, l'autoguérison, ne se fait plus parce que justement nous ne consentons plus, nous refusons ce qui se passe dans notre vie et par extension la vie qui circule en nous.


En matière de maladie et de guérison, l'erreur très fréquente consiste à croire et par là à attendre d'être guéri(e) pour reprendre le cours de sa vie normale. Notre vie ne s'arrête pas parce que nous sommes malades. Nous expérimentons la maladie dans cette période de notre vie, c'est tout. Et c'est en faisant face aux défis que notre vie nous convie à relever, là, ici et maintenant, en même temps que nous expérimentons la maladie, que nous sommes pleinement dans notre processus de guérison."




L'INCONSCIENT   


Ouvrons les portes de l'inconscient

I/ UN CONFLIT INTERIEUR



II/ LA PSYCHANALYSE
1) - LES COMMENCEMENTS


 





2)Patient + Psy = transfert 
+
3) Explorer l'enfance




BONUS : PSYCHANALYSE DES CONTES DE FEES
Les mythes donnent des réponses précises, alors que les contes de fées ne font que suggérer ; leurs messages peuvent sous entendre des solutions, elles ne sont jamais exprimées clairement.
L’avantage du conte de fées :
F  laisser l’imagination de l’enfant décider si ( et comment) il peut s’appliquer à lui- même ce que révèle l’histoire sur la vie et sur la nature humaine.
F  Il procède d’une manière tout à fait adaptée à la façon dont l’enfant conçoit et expérimente le monde, et c’est pour cette raison que le conte lui paraît si convaincant. Il peut tirer beaucoup plus de soulagement du conte de fées que de toutes les idées et tous les raisonnements par lesquels l’adulte essaie de  le rassurer. L’enfant va faire confiance à ce que lui raconte le conte de fées parce qu’ils ont l’un et l’autre la même façon de concevoir le monde.

F  L’esprit du jeune enfant contient une collection d’impressions mal assorties : certains aspects, correctement observés, de la réalité, mais aussi un nombre beaucoup plus important d’éléments complètement dominés par l’imagination. Cette dernière comble les vides immenses qui existent dans la compréhension de l’enfant, vides qui sont dus à l’immaturité de sa pensée.
F  L’enfant doit faire face chaque jour à des problèmes et à des évènements déconcertants, est incité, à l’école à comprendre le pourquoi et le comment de ces situations, et à chercher des solutions. Mais comme sa rationalité n’a encore qu’un très faible contrôle sur son inconscient, il se laisse emporter par son imagination, sous la pression de ses émotions et de ses conflits non résolus. La faculté de raisonnement de l’enfant, à peine naissante, est bientôt écrasée par les angoisses, les espoirs, les peurs, les désirs, les amours et les haines qui se mêlent intimement à tout ce qui prenait forme dans sa pensée.
Les contes de fées illustrent de façon ludique les terreurs enfantines :
F  la misère et l'abandon (le petit Poucet),
F  la mort d'un parent (Blanche-Neige),
F  les adultes puissants face aux enfants (le petit Chaperon Rouge),
F  la jalousie fraternelle (Cendrillon). 

Ils parlent des cruautés de la vie et des luttes intérieures en leur donnant une forme tangible qui les rendent moins effrayantes.
Un loup, par exemple, ça fait peur bien sûr, mais on peut en rire, rêver qu'on lui botte le derrière, qu'on triomphe de lui, et se libérer ainsi de la terreur qu'inspirent les angoisses archaïques "de dévoration".
Les contes aident l'enfant à mettre de la cohérence dans ce qu'il ressent ; ils lui donnent des idées qui l'aident à résoudre ses problèmes. Qu'est-ce qui est bien ou mal ? Est-il plus avantageux d'être bon ou méchant ? Comment trouver l'amour quand on est grand ? Comment est-ce de grandir et de quitter le giron familial ? Les contes lui fournissent des points de repère sur la conduite à tenir dans la vie ; tous diffusent le même message, simple et encourageant : "les difficultés de la vie sont inévitables mais si, au lieu de fuir, on affronte fermement les épreuves inattendues et souvent injustes qu'on rencontre, on finit par vaincre les obstacles et par obtenir ce qu'on veut". Et le message passe…
Les contes de fées savent parler aux enfants
Les enfants se fient aux contes de fées plus qu'à tout discours rationnel car ils s'adressent à eux sous une forme qui leur est familière : la forme magique. Selon Piaget, l'enfant reste en grande partie animiste jusqu'à la puberté ; dans son monde à lui (et qu'il garde pour lui car il sait que les adultes voient les choses autrement) la frontière entre vivant et inanimé, hommes et animaux, imaginaire et réalité est encore floue ; à partir de ce monde là, transporté hors du temps ("Il était une fois…") et de l'espace ("…dans un royaume aujourd'hui oublié…"), dans un univers décalé de sa réalité quotidienne, il est à même d'intégrer ce qui ne passerait pas par le canal de la raison. Les contes proposent aux enfants une multitude de personnages auxquels ils peuvent s'identifier, selon leurs besoins du moment, pour extérioriser ce qui les habite et mieux se comprendre :
F  la bonne fée peut personnifier leurs désirs les plus ardents,
F   la sorcière leur volonté de destruction,
F   de méchantes soeurs leurs accès de jalousie… Les contes de fées sont si riches de possibilités qu'un même conte peut parler aussi bien à un enfant de 5 ans qu'à un enfant de 13 ans : leurs interprétations ne seront simplement pas les mêmes !
Le saviez-vous ? La première trace écrite de Cendrillon et ses sœurs jalouses apparaît dans un manuscrit chinois vieux de trois mille ans. Pourquoi des histoires, si anciennes qu’on pourrait les croire désuètes, inadaptées à notre époque, nous parlent-elles encore autant ? Parce qu’elles reflètent nos structures psychiques fondamentales. Sous forme d’images symboliques, elles traduisent les problèmes auxquels nous sommes confrontés dès l’enfance, et qui touchent à la fois aux relations dans la famille (rivalité fraternelle, inceste…) et aux problèmes personnels (renoncement aux dépendances de l’enfance, affirmation de la personnalité, prise de conscience de ses propres valeurs, dépassement du conflit œdipien…). Bien loin de l’esprit d’une simple "littérature enfantine", ces contes, en mettant en scène des fantasmes, apportent, à leur manière, des solutions à ces problèmes. Voilà pourquoi, en s’adressant directement au moi naissant de l’enfant, ils jouent un rôle important dans la construction de la personnalité.
C’est parce qu’ils ont adressé des messages non seulement à notre conscient, mais aussi à notre inconscient, que Blanche-Neige, les trois petits cochons et le petit Poucet nous ont aidés à intégrer la signification du bien et du mal, à stimuler notre imagination, à développer notre intelligence, et surtout à y voir plus clair dans nos émotions.
La richesse du contenu symbolique des contes est telle qu’ils se prêtent naturellement à l’analyse et à l’interprétation. Les psychanalystes freudiens montreront quelle sorte de matériel inconscient, refoulé, est sous-jacent dans chacune de ces histoires. Pour eux, Jack qui fait pousser un haricot magique, monte sur sa tige et tue un géant pour s’emparer de son trésor, représente l’affirmation phallique de l’adolescent, qui « tue son père » pour imposer sa propre virilité. Les psychanalystes jungiens y verront plutôt un récit initiatique, l’image de notre besoin d’accéder aux degrés supérieurs de notre conscience. Pourtant, l’un n’exclut pas l’autre ! Preuve en est : tout comme dans ces innombrables histoires où le jeune héros se montre plus malin que le géant, Jack montre aux enfants qu’en se servant de son intelligence et de son esprit pratique, il est possible de se sortir des difficultés de la vie. Tout simplement.
L’universalité et la profondeur symbolique des contes de fées leur permettent d’être lus, relus, racontés maintes et maintes fois, à n’importe quel âge. C’est la raison pour laquelle ils sont de plus en plus utilisés en psychothérapie et en développement personnel : les ateliers de contes se multiplient, proposant diverses approches pour réveiller notre "enfant intérieur", développer les richesses de notre imaginaire et nous aider à nous transformer.






IV LES TROIS MANIFESTATIONS ORDINAIRES DE L'INCONSCIENT

1) Les rêves : la voie royale qui mène à l'inconscient
2)  Les actes manqués
3) Les lapsus
 +
Bonus : Psychanalyse de dessins d'enfants




CONCLUSION ET OBJECTIONS



 


En analyse (In Treatment) est une série télévisée américaine créée par Hagai Levi et diffusée depuis le 28 janvier 2008 sur HBO.


Cette série met en scène un psychothérapeute, Paul Weston, qui reçoit ses patients. En général, chaque épisode suit une séance de Paul Weston avec un de ses patients. La série suit quatre de ses patients ainsi que les séances qu'il a avec sa propre thérapeute.

Ici, nous suivrons le cas d'Alex qui se rend chez Paul tous les mardi à 10h, dans le cadre du cours sur l'INCONSCIENT 

Analyse Episode 1:Alex est militaire. Un pilote de la Navy. On lui donne des cibles, et lui, il accomplit sa mission à la perfection. Un travail d’orfèvre, car il fait tout comme ça, il est né pour être comme ça ("je fais partie de l'élite, la crème de la crème, j'ai fait top gun").
Le premier contact avec le personnage est quelque peu froid, car la façade d’arrogance a du mal à laisser beaucoup de place pour le reste, tout est minutieusement contrôlé. Il lâche ses bombes comme il le fait littéralement avec son avion. Son but, testé Paul, et sa mission a été préparé comme une attaque derrières les lignes ennemis. On entre alors dans son petit jeu, avec autant de curiosité que lui, car au final, les réactions de Paul, même si certaines sont prévisibles, nous les attendons aussi.
Le problème d’Alex, c’est qu’il est venu pour entendre ce qu’il voulait, et c’est ainsi qu’il saura si oui ou non Paul est le meilleur. Sa façade va s’effriter au fur et à mesure, ne le poussant pas pour autant vers des extrêmes, mais vers une remise en cause de sa vision des évènements.  




Blair Underwood (Alex) fait d’ailleurs une interprétation remarquablement précise et principalement physique, nous poussant à saisir toutes les nuances dans ses gestes et ses expressions faciales.


La situation: Après une mission en Irak, dont le résultat sanglant fait la Une des journaux, Alex revient au pays. Sa tête est mise à prix par des extrémistes, mais ce n’est pas par acquit de conscience face aux morts qu’il a provoquées qu’il décide de venir voir Paul....
 
Freud  a été le descripteur de ce qui se passe à l’intérieur de la tête de l’être humain, de son psychisme, et du rapport qu’un individu a avec son inconscient. Il explique pour la première fois ce qui, désormais, semble une évidence pour chacun : aucun de nous n’est maître dans sa maison. Même l’être le plus normal et le plus sain d’esprit porte en lui des forces qu’il ne connaît pas, qui agissent en lui à son insu et qui font qu’il peut avoir  des pensées bizarres, qu’il peut être soumis à un certain nombre de symptômes qu’il ne comprend pas.
Tout ça parce qu’à l’intérieur de lui s’opposent son conscient et son inconscient. 
  • Son conscient, qu’il maîtrise, qu’il peut expliquer, et sur lequel il peut mettre des mots comme tout adulte structuré ; 
  • et son inconscient, qui lui échappe complètement, constitué lors de sa petite enfance, au cours de laquelle il a mis en mémoire une foule de sensations, d’associations, de superpositions, d’agencements mentaux qui continuent d’agir en lui sans qu’il n’en ait….conscience.
Et ça change tout, cette histoire d’inconscient !!!
On ne peut rien comprendre à ce qui se passe en nous si on perd de vue ce noyau dur un peu bizarre, constitué d’une multitude de données amassées dans notre petite enfance, et qui nous échappe complètement.
Quel que soit notre degré de civilisation, de rationalisation, de religiosité, de morale, cette espèce de bouillonnement intérieur de l’enfant continue à agir en nous, et à ressurgir à tout moment, sans qu’on puisse le dompter.
C’est étrange, dérangeant, parfois surréaliste et absolument passionnant ! Comme la série que je vous présente!
Alex qui a une légère tendance à tout contrôler vient chez Paul parce qu’il se sent étranger à lui-même, il ne comprend plus ce qui lui arrive et ne sait plus comment réagir. Toute la saveur du personnage et toute l’ironie de la série sont là : entre la surface et la profondeur, entre façade et intérieur, angoisse et thérapie, maîtrise de soi et douleur.
Si Alex vient voir un « psy », c’est qu’il est dominé par une puissance invisible qui 
  • le dépossède de lui-même ( Episode 1,2 )  
  • contrôle ses sentiments ( Ep3,4,5) 
  • infiltre ses rêves (Ep5).
  • lui fera perdre la vie (Ep 7;8)
Quelle est donc cette puissance de l’ombre qui règne sur la vie d’Alex ? Comment expliquer une telle surenchère de maîtrise de soi pour finalement parvenir à une véritable dépossession identitaire ? Est-ce à dire que, comme Alex, nous ne sommes jamais maîtres de nous-mêmes ?


En suivant Alex, ce personnage haut en couleurs, nous suivrons le fil de l’inconscient et dans la foulée la célèbre théorie du « ça », du « moi » et du « surmoi ».  Nous essaierons de raconter d’une manière rationnelle pourquoi,  régulièrement, nous nous retrouvons dans des situations dont nous avons beaucoup de mal à nous extraire parce que « c’est plus fort que nous », nous avons dit juste ce qu’il fallait taire (les fameux lapsus), choisi la seule personne qu’il ne fallait pas choisir, fait exactement le contraire de ce que le bon sens nous murmurait intérieurement…
Tout ça parce que, en plus d’être tiraillé entre un conscient et un inconscient, notre psychisme doit composer avec 3 forces contradictoires :
  1.       Le « ça » désigne le noyau profond de l’inconscient qui contient les fameuses pulsions primitives, tout ce qui fait envie, qui répond au seul principe de plaisir, mais de façon désordonnée tout ce qui nous pousse vers là où « ça « fait du bien, rarement compatible avec les conditions morales et sociales de la société. 
  2.       En opposition vient le « surmoi » : les règles familiales, culturelles, sociales, religieuses que nous avons intériorisées (prises sur nous) et qui, le plus souvent sont en contradiction avec là où « ça »fait du bien (la vie n’est pas une partie de plaisirs, on nous l’a assez répété). Il est la source d’un moi idéal, d’une image à laquelle le moi tente de se conformer.
  3.   Entre les deux, le «  moi » se débat comme il peut pour trouver une place confortable, c’est la part du sujet qui tente d’assurer la liaison entre le pôle inconscient et le pôle conscient, entre les pulsions et les perceptions du monde réel, ce qui lui permet d’aller vers le plaisir sans transgresser complètement les règles…. Il est le support de la conscience que l’on a de soi.
   
Entre ces 3 puissances, le conflit règne, en effet, selon Freud, le moi déploie une énergie de tous les instants pour servir les impératifs pulsionnels du ça -le premier maître-, tout en se heurtant aux interdits du Surmoi, -le second maître-, et  en devant tenir compte de ce qu’il est possible de faire dans la réalité, -le troisième maître-.
Son seul souci : rétablir l’harmonie entre ces puissances et concilier leurs exigences pour que le sujet reste à peu près unifié.

La vie psychique de chacun de nous, comme celle d’Alex est, donc, selon l’hypothèse Freudienne, un ensemble de compromis pulsionnels plus ou moins durables.
Quand l’équilibre n’est pas atteint ou qu’il cesse, il est assez inévitable que des symptômes apparaissent, au premier rang desquels l’angoisse, symptôme régulier d’un homme qui, comme Alex, « se sent comprimé de trois côtés, menacé de trois périls différents » et qui ne parvient plus à servir ces trois maîtres à la fois.
Si on « psychanalyse », la série, ses personnages ( ici Alex) et son scénario en s’interrogeant sur les véritables causes qui agissent au travers du récit qu’elle déploie, on s’aperçoit que l’analyse de ce personnage repose sur une véritable fictionnalisation des puissances inconscientes de la vie psychique de son personnage principal.


Le moi pressé de tous côtés : c’est Alex dont la vie n’est pas facile car il sert 3 maîtres à la fois.
  • 1.      Comme tous les hommes, Alex se voit obligé de traiter avec le monde extérieur, qui souvent nous offre un refus à nos désirs, souhaits, projets : c’est ce qu’on nomme l’absurde  ( la confrontation entre le réel tel qu’il est et l’appel humain, c'est-à-dire la réalité telle que l’humain la voudrait )
  Le monde extérieur d’Alex :

o    Episode 1 :  Alex est donc Pilote pour la Navy.
   Il est l’homme qui a mis en œuvre une mission qui a couté la vie à 16 jeunes étudiants au cœur d’une madrasa (établissement d'enseignement religieux musulman).
   Mais il ne se sent pas coupable, et n’a pas le temps pour cela, comme ce fut le cas pour son père quand sa mère est morte. Cette mort est d’ailleurs le plus grand drame de sa vie.
   L’évènement qui l’amène chez Paul est sa propre mort. Il a poussé trop loin son jogging et il en est mort, médicalement parlant. Aujourd’hui, il veut retourner sur les lieux du massacre et attend que Paul lui dise que c’est ce qu’il doit faire, même s’il a déjà tout planifié pour le faire le jour même de cette première séance.


2.      Le 2e despote qui tyrannise Alex est clairement identifiable dans son rôle destructeur : c’est son Père. Bien que Alex soit adulte et père de famille, il continue de le traiter en enfant en lui déniant toute autorité et toute autonomie en sa propre vie. Alex raconte qu’il a vu son propre père tuer son propre père (autrement dit son grand-père –vous suivez ?) devant sa famille, donc devant Alex enfant. On peut imaginer l’image de toute-puissance qu’il a eue très tôt de son père, ainsi que la peur d’affronter son père, où à tout le moins le désir d’être le fils modèle d’un père parricide. Son surmoi (intériorisation des interdits parentaux) est surpuissant et ne lui laisse rien passer.
Cette scène a du se dérouler alors que Alex était en plein complexe d’Œdipe (stade « œdipien" ou « génital », entre deux et trois ans, après le stade « oral » et le stade « sadique-anal », qui consiste à ressentir une attirance pour sa mère et une hostilité pour son père).
Lors d’un complexe d’Oedipe, le père s'oppose aux désirs de l'enfant et prend, aux yeux du garçon, la stature d'une figure autoritaire susceptible de le punir. L'enfant s'imagine la castration soit comme sanction par le père dans leur rivalité (on parle alors de « complexe d'Œdipe positif »), soit comme identification à la mère dans un désir inversé de séduire alors le père (il s'agit dans ce cas d'un « complexe d'Œdipe inversé », lequel rend compte de l'ambivalence et de la bisexualité humaine). Je pense que Alex  se trouve dans la 2e situation, il a du très vite vouloir séduire son père pour ne pas subir le sort de son grand-père, et sa culpabilité de ne pas se sentir un assez bon fils le ronge depuis se prime enfance, or « se sentir coupable » selon son paternel serait de la faiblesse, ainsi a-t-il refoulé sa culpabilité depuis son enfance, ce qui donne cette la façade d’arrogance, ce système de défense qui ne laisse passer aucune faiblesse.

«  tout le monde aime mon père, ce n’est pas un salopard pour autant, ma femme l’aime énormément,  c’est vrai, elle l’aime. C’est pour ça que notre couple a duré »
  •   Façon de dire : que son couple va cesser officiellement (il a déjà cessé officieusement) et qu’il a épousé une femme qui plaisait à son père, afin encore une fois, de le satisfaire en tant que fils modèle. C’est d’ailleurs le motif essentiel de sa 2e visite.

« On peut comprendre chaque névrose comme une tentative de se libérer d'un sentiment d'infériorité pour passer à un sentiment de supériorité. »
[…]Tout le vouloir et toutes aspirations du malade sont sous le diktat de sa politique de prestige. Ils ont toujours recours à des prétextes pour laisser des questions de la vie irrésolues[…] "
                 Alfred Adler.


o   Episode 2 :
  •   1er temps : Alex ne ressent toujours aucune culpabilité malgré son voyage en Irak sur les lieux du drame,
F  En retournant sur les lieux du drame, Alex reste indifférent, or selon Paul :

  • Dans son inconscient git l’émotion, le sentiment de culpabilité, que très tôt il a appris à réprimer sous la demande du père ( le sentiment de culpabilité est un signe de faiblesse) le surmoi empêchant toute tentative d’émotion, il a fallu que cette émotion passe de manière détournée : l’accident cardiaque lors du footing est une façon d’exprimer par le corps ce que la conscience ne pouvait tolérer. Ce serait l’inconscient la cause réelle de cet accident.

  • 2e temps : Alex ne regarde plus sa femme comme avant
F  Quand Alex lance froidement qu’il quitte sa femme, car il a réalisé qu’il ne l’a jamais aimée, Paul reste pantois. Alors qu’il semble vivre avec des difficultés dans son couple depuis des années, Alex qui n’en à aucune, décide que ce n’est pas la peine d’insister, car de toute façon, ça ne sert à rien. Il ne l’aime pas et ne l’a jamais aimée.
F  Après cela, la conclusion rejoint le premier épisode, Alex semble une fois de plus, venue pour mettre la responsabilité d’une décision qu’il a déjà pris, dans les mains de Paul. Par là, on se rend compte que l’homme n’est pas aussi compliqué que l’on aurait pu le percevoir, au contraire, il reste sur des réactions assez basiques, mais franches, tout en gardant son refus de la responsabilité de ses actes. D’ailleurs, quand il raconte qu’il n’a rien ressenti face aux victimes de son bombardement, il accuse le système de lui avoir amputé sa capacité à la culpabilité. Arrogant et toujours innocent.




3.      Le 3e maître, enfin qu’il faut servir, ce sont les pulsions impératives de domination, de plaisir sexuel (ici en l’occurrence la pulsion homosexuelle que très tôt Alex a du refouler).






Episode 3 :
L’épisode ouvre sur le fameux cadeau d’Alex. Il s’agit d’une machine à Expresso. La première chose qui vient alors à l’esprit de Paul est sûrement “mais que veut-il dire par là ?”. Le point de vue d’Alex est que le café de son thérapeute est immonde : on peut analyser cela comme une façon de rejeter tout ce que dit Paul,(« voyez-vous, votre café était infect ») ces interprétations sont difficiles à avaler pour Alex (n’oubliez pas qu’il a littéralement recraché le café offert par Paul lors de l’épisode 2, le fait d’amener une machine à café ne signifierait-il pas symboliquement, qu’Alex veut imposer sa façon de voir les choses ?
Alex a rencontré Laura, la patiente du lundi de Paul, mais avant d’en parler, il va revenir sur sa famille – son mariage, ses parents et ses enfants. La séance se déroule de manière détendue, Paul étant moins dans le dialogue, car il semble que la thérapie a enfin commencé.

Il y a alors une certaine différence dans la manière de communiquer entre les deux hommes. Alex ne vient plus pour avoir des conseils, même si maintenant, le but de ses visites est moins clair. 
Est-ce pour l’aider à passer ses problèmes de mariage ? Est-ce pour l’aider à appréhender sa nouvelle vie ? Ou peut-être, est-ce pour l’aider à vivre sa vie en dehors de l’armée ? Peu importe dans le fond, car toutes ses questions semblent avoir une réponse plus ou moins positive selon les moments où on pourrait les poser.
Quand on essaie de prendre du recul sur la série, et que l’on voit se dessiner une sorte de schéma reliant les différentes séances à la vie de Paul, il semble qu’Alex, en plus d’offrir une autre vision du mariage et de la famille, vient maintenant empiéter sur un plan plus personnel, à savoir, la relation qu’entretient Laura avec son thérapeute. Paul refuse de réagir à cela, même si on sent qu’il a envie d’en parler, à moins qu’il ne soit jaloux, car il faut savoir que Laura est amoureuse de son psy Paul.
F  Analyse :
L’idée première de Freud était de retrouver l’histoire de ses patients, de remonter jusqu’à leurs théories sexuelles infantiles, en les allongeant sur un divan et en leur demandant de déconnecter les processus rationnels pour reconstituer leur archéologie inconsciente. Il pensait qu’une fois désenfouie cette mémoire initiale le problème serait réglé ; mais il a fini par réaliser que le patient-ou plutôt la patiente dans la plupart des cas-cherchait avant tout à lui faire plaisir, pour se faire aimer de lui. Et donc à donner la « bonne réponse », celle que la patient pensait que Freud attendait, celle qui lui ferait plaisir, pour qu’il l’aime.
Finalement, ce qui marchait dans la cure, ce n’était pas tant la redécouverte d’un souvenir traumatique, qui aurait permis de le neutraliser mais bel et bien la dynamique relationnelle, « affective », au sens large, qui se mettait en place entre le thérapeute et le patient. C’est ce que Freud a appelé le transfert, en même temps qu’il a dû se résoudre à admettre que c’était ce qui rendait la cure efficace.

F Patient+psy=Transfert
Les patientes de Freud tombaient follement amoureuses de lui les unes après les autres. (comme ici, Laura envers Paul). En se demandant avec effroi d’où venait cet étrange phénomène, et ce qu’il faisait pour le déclencher, Freud, qui était par ailleurs un homme intègre qui n’envisageait absolument pas de profiter de la situation, a théorisé toute la question du transfert. Et il a compris que c’est en reportant sur la personne de son analyste des affects qu’il a éprouvés par le passé, en général pour des figures très investies dans l’enfance : c'est-à-dire ses parents ou ses frères et sœurs parfois, que le patient finit par aller mieux.
C’est en transférant l’amour meurtri qu’il a eu pour son père, pour sa mère, ou pour toute personne importante de son histoire, sur la personne « neutre » de l’analyste, qu’il va pouvoir le désamorcer.
Le transfert est en fait le désir d’être aimé en retissant le lien du passé, comme on remet 100 fois son ouvrage sur le métier ! ce désir peut être parfois très violent, car les premières expériences de l’amour sont volontiers passionnelles, marquées par la haine ou par le rejet.
Freud s’est donc aperçu que ce n’est pas tant le dispositif scientifique et épuré qu’il avait mis au point pour remonter dans la mémoire qui faisait fonctionner la cure, mais…l’amour !

  •   La cure permet d’actualiser des liens, des relations, des affects, remontés de la lointaine mémoire infantile et revécus à travers la personne de l’analyste, qui est conscient de ce qui est en train de se rejouer et l’explique, fait du bien au patient et lui permet d’avancer. On peut penser qu’ici, en sortant avec une patiente de Paul, et en lui parlant ouvertement des détails des moments (intimes) qu’ils passent ensemble, Alex  en défiant son psy, défie son père, ce qu’il n’a jamais pu faire depuis qu’il est son fils !
  Et Alex est « jaloux » de son fils


  Alex est jaloux car son fils a sa propre personnalité (solitaire) et mène sa propre vie, ce que lui-même n’a jamais pu faire, ni vivre.
  Paul interprète la façon qu’à Alex de ne pas considérer son fils comme « génétiquement » le sien ; (voire image ci-contre) Alex ajoute : 





  • Autrement dit, Alex reproduit inconsciemment ce qu’il a perçu et interprété dans son enfance, la façon dont lui, enfant, percevait l’amour de son père pour les siens.
  •   Le constat de l’importance de l’impact subjectif du passé  a conduit les psychanalystes, et les cliniciens qui se réfèrent à la psychanalyse, à porter un intérêt particulier à l’enfance et à ce qui, dans celle-ci était déterminant pour la subjectivité et la construction du sens…
L’enfance est faite d’évènements, de types de relations avec autrui, d’accidents de vie. Ces évènements et modes de relation, l’enfant va leur donner un sens pour les intégrer ; il va devoir les signifier, les interpréter au sein de sa subjectivité. Il va construire des conceptions et des « théories » du monde ainsi que des relations significatives pour lui, destinées à mettre en sens et à organiser le travail de mise en sens, indispensable à son développement. L’infantile n’est pas l’enfance, il est cette manière particulière de mettre en sens, de signifier les évènements, incidents et accidents de vie, en fonction des données subjectives de l’enfance. Le « narcissisme » de l’enfant est la manière de l’enfant de « rapporter à lui-même » ce qui se déroule dans sa vie et dans son environnement, c'est-à-dire la manière avec laquelle il « interprète » les situations en fonction de lui, comme s’il en était à l’origine. L’inconscient, c’est l’infantile en nous. Les logiques qui organisent l’inconscient sont des logiques infantiles. Elles sont issues des vécus, des processus et des « théories » de l’enfance, et résultent autant de ce qui a été énigmatique pour lui, que de la manière dont il a tenté de réduire cette énigme, comment il l’a traitée psychiquement.
MAIS ces logiques n’ont pas disparu avec l’enfance. Ce que nous avons été, la manière dont nous avons signifié les évènements et relations significatives de notre enfance, continue d’exister en nous, d’organiser une partie de notre vie psychique, même si c’est de manière latente, et si l’impact de l’infantile en nous est devenu inconscient.
L’infantile concerne donc aussi l’adulte et ce qui, de ses vécus et expériences infantiles, reste actif en lui, ou peut être  ré-activé, ou encore  reste « actuel » .

  René Roussillon, Manuel de psychologie et de psychopathologie, 2007


Fin de l’épisode : Alex raconte sa rencontre avec Laura, la patiente de Paul.

Episode 4 : L’ambiance est  assez tendue au démarrage de la séance. Paul est surement un peu jaloux, mais il finira par comprendre qu’il s’est fait avoir par le petit jeu de sa patiente  (Laura). Pour elle, Alex semble n’être qu’un outil pour manipuler le thérapeute. On imagine sa difficulté à rester stoïque face à ce que l’on peut considérer comme deux agressions : Laura qui manipule Alex pour toucher Paul, et Alex qui se sert de Laura pour défier Paul/Père.
Alex annonce donc à Paul qu’il a couché avec Laura :

Le diner du samedi revient donc sur le devant, mais le point de vue d’Alex est assez différent, plus humble et surtout, plus honnête. Il n’essaie pas de se faire valoir, ou d’impressionner. Il a conscience qu’il n’est pas le seul homme dans la vie de sa nouvelle petite amie, seulement, il ignore que pour elle, c’est Paul qui compte.
  Généalogie du sentiment amoureux et de la sexualité :
On ne comprend rien à ce qu’est le plaisir chez un humain si on ne s’intéresse pas à ce qu’es le partage du plaisir ; ce moment où on est avec l’autre dans une relation de plaisir réciproque. Quand une mère et un enfant échangent en riant tous les deux  dans une grande euphorie, une excitation commune, contenue dans le lien qui les unit, se met en place. C’est un moment fusionnel, dont la mère sort confiante et joyeuse, et l’enfant tranquille et apaisé. Ces premiers instants de plaisir, échangés avec nos parents ou les personnes qui prennent soin de nous, sont les ébauches de la quête de fusion qui ne nous quittera plus tout au long de notre existence, et notamment dans le sentiment amoureux.
Consciemment ou non, nous sommes habités par ce désir d’être exactement dans ce qu’éprouve l’autre, et réciproquement, comme aux premiers jours ; de partager intimement, intensément, absolument un plaisir commun. C’est ce dont il s’agit lorsque les psy parlent de « régression » : de ce désir irrépressible de retrouver l’immense plaisir de la fusion du début de la vie….
F  Il faut savoir que selon Freud, cette recherche sans fin du plaisir initial serait le moteur central qui nous pousse à tisser des liens, et en particulier des liens amoureux, les uns avec les autres. Mais « tisser des liens »est une activité complexe, dont nous ne percevons le plus souvent qu’une petite partie de ce qu’elle met en œuvre chez chacun d’entre nous…
F  Ce lien d’amour ou sexuel se nourrit du va-et-vient permanent entre l’intérieur et l’extérieur ; entre la pensée consciente et la pensée inconsciente, les sensations, les émotions, les impressions, les perceptions, les affects. Tout ce qui se joue à l’intérieur de nous  alimente ce lien, qui lui-même alimente tout ce qui se joue  à l’extérieur de nous .
F  Une histoire d’amour ou sexuelle, c’est deux psychismes qui se rejoignent, s’éprouvent ensemble, partageant une même angoisse, une même jubilation, plaisir, ou peur, deux histoires familiales, deux narrations, un lien qu’on imagine inventer dans une liberté totale, alors qu’il s’agit de revivre d’une certaine façon ce qui a déjà été vécu tout petit (le bébé organise son corps en fonction du plaisir et du déplaisir, ainsi son corps, source de tant de plaisirs, notamment quand maman s’occupe de lui, et de déplaisirs, quand maman s’absente, se charge t-il de significations puissantes qui lui échappent, mais dont la relation amoureuse et sexuelle plus tard ne sera que la résurgence : c’est dans cette mémoire corporelle que notre sexualité va puiser ses racines : c’est ce que les psy appellent « théories sexuelles infantiles). En effet, une relation véhicule entre nous, de façon beaucoup plus corporelle, toutes ces choses qu’on sait sans savoir, qu’on pressent sans vraiment les comprendre ni même s’en rendre compte. C’est par cette relation «  transpsychique » que circulent les secrets, les non-dits, les histoires familiales transmises silencieusement.
F  Si les psy passent autant de temps à encourager les adultes qu’ils accompagnent à explorer leur enfance ; si ils cherchent à savoir avec tant de détails la manière dont les nourrissons que nous fûmes ont découvert le monde et commencé à l’expérimenter, à l’ordonner pour essayer de le comprendre, ce n’est pas seulement parce que c’est passionnant d’observer les bébés. C’est aussi et surtout parce que personne ne peut y couper : nos premiers mois et nos premiers émois, nous façonnent, nous tatouent, nous programment et déterminent la manière dont nous affrontons le monde en général, et les autres en particulier, ils conditionnent plus spécifiquement les rapports que nous aurons avec eux, et notamment la manière dont nous aborderons notre vie sexuelle et amoureuse.
  Cela ne veut pas dire, que tout est joué à l’âge de 5 ans, et qu’un enfant mal aimé ne pourra être qu’un adulte « mal-aimant », ou « mal-aimable », ni qu’un bébé choyé et épanoui s’avance automatiquement vers un avenir radieux. Non, bien sûr, mais il faut bien admettre que ces années-là préparent le terrain, et qu’il est plus facile de construire sur une parcelle nivelée et dégagée que sur un lopin empierré et escarpé. On peut bâtir une belle maison sur un sol très tourmenté, mais cela demande plus de travail. Et souvent l’aide d’un psy….
On ne comprend rien au psychisme, et aux difficultés irrationnelles auxquelles les amoureux sont parfois confrontés, si on perd de vue ce noyau un peu bizarre, presque délirant, qui rayonne dans notre inconscient à partir de nos théories sexuelles infantiles. Quel que soit notre degré de civilisation, de rationalisation, de religion, de morale, nous abritons tous cette espèce de bouillonnement intérieur du nourrisson, qui ne cesse jamais d’agir et de réagit, et qui fait surface en des rêves, des lapsus, des actes manqués, des réactions le plus souvent surréalistes.
Il n’est pas rare, au cours d’une scène de ménage, d’un échange amoureux, d’une séance d’analyse, d’une thérapie familiale ou de couple ( Paul reçoit un couple qui connait de grandes difficultés les jeudi), de voir apparaître, comme des éclaboussures irrationnelles, les étranges éclats provoqués par le bouillonnement de ces noyaux de théories sexuelles infantiles. Voilà pourquoi Alex a raison lorsqu’il affirme que pour les psy, qu’on le veuille ou pas, tout est sexuel !!

 

On comprendra vraiment les motivations inconscientes de l’échec sexuel d’Alex auprès de Laura, dans l’épisode 5 .


 On attend des psy qu’ils répondent à ces questions sans réponse : » est-ce que c’est normal ? Est-ce que c’est grave ? Comment ça marche l’amour ? Comment être un bon parent ? Comment faire pour être heureux ?

Dans notre société de plus en plus « évoluée », la psy est partout :
Mickael Jackson meurt : on appelle un psy ; un avion tombe, le président divorce ou se marie, on appelle un psy  pour commenter, analyser l’évènement. La psy est partout : dans les magazines, dans les journaux d’information, sur les lieux des accidents et les scènes de crimes ( succès des séries télévisées portées la dessus : lie to me, the mentalist, the profiler…) dans les écoles, les entreprises….
En effet, Paul a raison de dire qu’il n’a pas à répondre à ces questions, ni de définir la norme. Freud était un technicien, un médecin de l’âme, désireux de soigner un certain nombre de maladies qui mettaient les patients en situation d’exclusion- ce qui contribuait à les faire souffrir. Parce que le monde et les individus ont tellement changé depuis l’invention de la psychanalyse, que les psy doivent réinventer leurs pratiques. C’est dans la clinique qu’ils découvrent ou redécouvrent la théorie. Tous les jours, dans leur rencontre avec des patients, ils la nourrissent et la transforment : c’est ce qui leur permet de décrypter et de comprendre ce à quoi ils sont en train d’assister et ce qu’ils sont en train d’entendre. La spécificité du psy est là, dans le fait d’aller chercher en permanence à l’intérieur de lui, dans sa propre expérience, quelque chose qui aide à rendre compte de ce qui est en train de se passer. Pour pouvoir le modifier…
Leur travail consiste à recevoir des couples, des familles, des individus pour les aider à transformer les liens qui les font souffrir. A faire en sorte que le cordon qui étrangle devienne une cordée qui sauve la vie.



  
  • La « psy » et ses représentants, ne peut en aucun cas promettre le bonheur, ni prescrire ce que serait une norme valable pour tous. Mais elle peut aider chacun, dans sa spécificité et dans sa trajectoire singulière, à trouver des repères. Elle peut essayer d’alléger la souffrance liée à la sclérose des liens ; elle peut désaliéner.

La séance ne va pas tourner uniquement autour de cette histoire, en fait, Alex a conscience de ses problèmes, et ce qui l’inquiète c’est de savoir si Paul pourra l’aider à les résoudre. Le pilote se montre de plus en plus humain, laissant tomber sa carapace d’arrogance et de supériorité. Il est dans le besoin, il le sait, mais doute de la méthodologie à employer pour sortir de son état actuel.
  Le comportement de Paul durant la demi-heure va être des plus changeants. Il va d’abord être agressif envers son patient, puis on le sent plus impliqué, surtout quand il va comprendre qu’il est l’objet de la manipulation de Laura. Il se montre dès lors professionnel, plus concerné par Alex que par lui. Seulement, la fin approchant, son patient va faire l’erreur de dire qu’il compte recoucher avec Laura, ce qui redonne au thérapeute sa froideur. Le dialogue civilisé prend fin à ce moment-là, et la séance tourne court, malgré le temps disponible – Alex étant arrivé en avance.  Paul a clairement du mal à faire la part des choses, et son professionnalisme a du mal à tenir la route d’un bout à l’autre de la discussion. Alors qu’Alex accepte ses problèmes, lui semble s’enfoncer dans les siens.


 Episode 5 :  À peine arrivé, Alex joue le fier arrogant, annonçant qu’il a mis fin à sa relation avec Laura. La veille, la patiente nous annonçait que c’était elle qui y avait mis un terme. La fierté d’Alex l’empêche surement d’admettre une défaite, surtout quand il se sent dans une position de force. Il faut dire qu’il n’est pas venu pour parler de lui, mais pour tenter de parler de Paul. Il a vite compris que pour Laura, Paul passerait avant lui, toujours. Surement frustré par cet amour plus important que sa personne, il est alors persuadé que son thérapeute couche avec sa patiente.
Partant de ce fait, qu’il considère comme avéré, il rabaisse Paul en lui formulant de manière peu flatteuse le fait qu’un homme de son âge ne pourrait pas assouvir les désirs d’une femme comme Laura. Devant la non-réaction de Paul, il décide de continuer, et veut le rendre misérable, l’humilier. Paul essaie de remettre la discussion sur son patient, mais ce dernier, propulsé par son désir de domination, va continuer à déverser son flot d’informations glané  dans le but de remettre Paul à sa place.
Il est assez surprenant qu’il arrive à encaisser aussi longtemps qu’Alex lui envoie le misérabilisme de sa vie en pleine face. Mais il a ses limites, et quand Laura se fait insulter, il craque : ils en arrivent aux mains !!! C’est un soulagement pour nous, car la tension était telle que cela en devenait douloureux de voir Paul se faire écraser de la sorte sans sourciller.
Le but d’Alex était surement de montre sa toute-puissance intellectuelle, mais surtout de se venger, car il n’avait pas accepté que Laura préfère son vieux thérapeute à lui. Son égo a pris un choc, il faisait face à un échec. Lui qui est, selon ses dires, l’élite de l’élite, la chute fut violente, et il ne comptait pas la faire seule.

 Episode 6 :
Malgré la violente altercation de la semaine dernière, Alex est quand même revenu. Avec Alex, il y a d’abord un petit malaise, le temps de faire le point sur les évènements de la semaine précédente. Passé cela, le patient va se révéler étonnamment loquace. Il parle d’un rêve, de son père, de sa femme, des doutes sur sa sexualité. Ce dernier point trouve son origine dans le fait qu’il passe beaucoup de temps avec ses amis homosexuels. Ce n’est pas tant qu’il ait une certaine attirance pour eux, mais plutôt que leur façon de voir les choses, d’appréhender la vie et la perception des autres envers eux, lui plait. En fait, il les envie pour ça, lui qui fait tout pour plaire aux autres.
  Puisque cette série est dite «  psychanalytique » en son principe, il n’est pas étonnant que les rêves y occupent une grande place. Freud pensait que les rêves étaient la voie royale qui menaient à l’inconscient.
 
Alex en décrivant ce rêve se rend compte qu’il est homosexuel : »tout correspond à merveille » dit-il !
  Voilà donc ce qui expliquait la tempête intérieure que vivait Alex. Une pulsion refoulée (ici l’homosexualité), depuis tout petit, agissait comme une taupe, et qui a dévasté son existence et transformé ses relations en champs de bataille.
Le rêve est considéré comme une réalisation de désirs, ces derniers étant en fermentation dans notre inconscient. Le rêve serait une sorte de « soupape de sécurité » permettant à l'Inconscient de s'exprimer sans perturber l'équilibre psychique de l'individu. Selon Freud, « l'interprétation du rêve est la voie royale qui mène à l'inconscient ». Ainsi, le rêve serait une fenêtre sur l'Inconscient permettant au rêveur de procéder à son interprétation : soit seul (autoanalyse), soit au sein d'une cure psychanalytique (en présence d'un psychanalyste). Il faut dégager le contenu manifeste du rêve de la déformation qu'il a subie. Le rêve se présente alors comme un précieux moyen de connaître la névrose.


Alex se montre civilisé, très peu agressif et sensible. Paul, de son côté, écoute. Il ne semble plus avoir cette animosité qu’il entretenait envers son patient. Un véritable climat de confiance s’est installé. Alex n’attend plus que Paul réussisse à lui donner les réponses, comme si la confrontation de la semaine précédente lui avait montré ce qu’il voulait voir de son thérapeute. Paul étant plus honnête avec lui-même, fait la même chose avec Alex. Il ne se cache plus autant derrière de métaphores tordues, laissant le patient tirer lui-même des conclusions. Il le guide.

Episode 7 :  
Alex est quand même venu. Il vient annoncer à Paul qu’il va recommencer à voler et qu’un docteur de l’armée va l’appeler pour qu’il lui confirme qu’il peut reprendre ses missions. Bien entendu, pour Paul, faire cela n’est pas forcément la chose la plus aisée vu qu’il préfèrerait que son patient continu la thérapie.
La discussion va alors partir sur l’anniversaire du fils d’Alex, sur le comportement de son père et sur la vision que son fils à de lui. Malgré l’intérêt que cette histoire a pour Alex, et surtout dans le cadre de son travail avec Paul, l’épisode ne va pas se révéler très captivant. On ne s’ennuie pas, mais il ya une ambiance qui s’installe, comme si tout ce qui ce passait était banal, et n’avait pas vraiment d’intérêt. Un peu comme si l’histoire n’avait été ajoutée que pour passer le temps, avant d’arriver à la fin, et donc au départ d’Alex vers sa vie de pilote.
En gros, le propos de l’épisode n’est pas aussi intéressant qu’il ne l’a été auparavant. Alex a encore des problèmes à régler, c’est certain, mais à ce niveau-là, il n’y avait rien à faire, car de toute façon, il s’en va.

Episode 8 :
Paul recevait un coup de téléphone après sa séance chez Gina. Cela concernait Alex. On le retrouve alors au cimetière. C’est la première fois que Paul perd un de ses patients.
Il déambule au milieu des militaires et amis d’Alex, il va parler au fils, au père, à un ami, Daniel, et surtout à Laura. C’est lui qui l’a prévenu de ce qui est arrivé. Un accident d’avion.
Paul va donc approcher le fils d’Alex, Roy, avec lequel il va essayer d’aborder ses sentiments, et les échecs. Le gamin parait assez déconnecté, mais il montre bien que son père occupait une place importante dans sa vie. Accompagné de Laura, il va parler avec Daniel, qui a des difficultés à accepter la mort de son ami. C’est lui qui a appelé Paul, et il a reconnu la voix. Puis, il va rencontrer le père d’Alex. Ce dernier donne plus l’impression de réaliser qu’il ne connaissait pas son fils. En voyant les amis d’Alex, il prend conscience qu’un pan de la vie de son enfant lui est inconnu. Il va aussi croire que Laura est la femme de Paul, une erreur assez révélatrice pour les deux personnes en question
Un épisode qui sort donc du bureau de Paul, marqué par un évènement tragique. La perte d’Alex est assez significative pour le thérapeute, la question est de savoir ce que cela peut engendrer pour lui.

 
Paul reçoit la visite du père d’Alex. Celui-ci vient pour comprendre pourquoi son fils est venu consulter un thérapeute. En fait, dès le début, nous commençons avec une certaine connaissance du père que l’on a acquise au travers des discussions avec Paul, on comprend vite que c’est pour autre chose que l’homme a décidé de venir. On va retrouver dans le père la façon dont le fils parlait, l’arrogance des débuts, la défiance, et quelques parts, la peur.
Après quelques civilités introductives et la mise au clair des règles du dialogue, à savoir que ce qui a été dit entre Paul et Alex est confidentiel, le père va tenter d’expliquer ce qu’il voyait dans son fils. Tout prend un sens quand il informe Paul qu’il est possible que l’accident ait été en réalité un suicide. Cette option semble pour lui, plus vraisemblable qu’il ne va l’avouer. Paul est surpris, mais pas tant que ça. En fait, tout ce que veut le père c’est savoir s’il est responsable de la mort de son fils.
  •   Il était presque logique que cela finisse par cette fin tragique qu’est le suicide. C’est ce qu’on appelle une « conduite de fuite » fuir, c'est se soustraire, éviter une situation repérée comme dangereuse. Il y a deux sortes de dangers, un danger externe et un danger interne. Le danger interne vient de nos propres pulsions agressives et sexuelles. Son Surmoi étant surpuissant, il ne pouvait tolérer plus longtemps une telle révélation ( homosexualité), il était donc logique que la pulsion de mort (constituante de l’inconscient) se retourne contre lui-même. La solution de fuite est trouvée par le Moi qui utilisera parmi toutes les techniques dont il dispose celle ou celles qu'il aura plus particulièrement adopté au cours de son développement. Ainsi aura t'il le choix d'utiliser la sublimation, le déplacement, le refoulement, le clivage, la régression, le suicide (accès au dossier "suicide"), l'hyperactivité, le sommeil (accès au dossier "sommeil"), le rêve (accès au dossier "rêve"), les rituels, l'instabilité, l'évanouissement, la surdité et la cécité psychiques, le délire (accès au dossier "délire"), l'ironie, la fugue (accès au dossier "fugue")... etc.
On va donc tourner autour de la question, entre anecdotes et introspections. Même si cela est un rendez-vous informel, on finit par retrouver l’ambiance d’une séance traditionnelle. Le but de tout ça étant peut-être de clôturer l’histoire d’Alex en s’intéressant à la source, pas de ses problèmes, mais de tout chez lui, son père. Une conclusion qui reste un peu convenue. Une confrontation entre Alex et son père aurait été bien plus intéressante, même si dans le contexte, cela est impossible. La série touchant presque à sa fin, on imagine mal avoir d’autre occasion, et surtout le temps, de voir le père commencer une thérapie, même si cette finalité ne serait qu’une continuité.
  •   CONCLUSION
Ainsi la leçon paradoxale de cette série, c’est que Alex, loin d’être un homme extraordinaire, a tout de l’homme ordinaire, puisque, comme chacun de nous, ses difficultés à vivre, à agir, et à comprendre ses choix relèvent de conflits inconscients.












































































































Description : C'est un test visuel ou d'attention. Comptez le nombre de passes de l'équipe blanche. Ne lisez pas la suite avant de voir la vidéo. Il s'agit d'une campagne de sensibilisation pour la sécurité routière de Londres (Transport for London), pour faire attention aux cyclistes.
Avez vous vu l'ours faire du moonwalk ? 

MORALITE:  Notre perception est pleine d'impressions dont nous ne sommes même pas conscients. Notre attention ne peut se porter en effet que sur une infime partie de ce que nous voyons, entendons, ou sentons réellement. Le reste erre dans l'inconscient. 
Bergson avait raison et ce test l'illustre :s'il est vrai que je fais quotidiennement confiance à ma perception pour m'informer du monde, me fournit-elle de ce dernier une approche neutre ou désintéressée?  Selon Bergson, il n'en est rien: la perception sélectionne dans le réel ce qui est utile à mon action. Mais il faut une exception pour les artistes, qui étant " détachés" de la vie et de ses exigences immédiates, auraient le privilège de percevoir les choses pour elles-mêmes. Autrement dit nous percevons de façon ciblée ce qui correspond à notre tâche du moment, à notre objectif ou à nos besoins.

Quand on a faim, on va surtout remarquer ce qui est en rapport avec la nourriture ou les restaurants; et celui qui découvre une ville en touriste en s'attachant aux différentes curiosités  aura une impression totalement différente de celui qui la parcourt à la recherche d'un travail. Et plus on se concentre sur une chose précise, moins on perçoit les autres; c'est un problème que l'on découvre lors des accidents ( d'ailleurs cette vidéo sert  de prévention pour les automobilistes qui ne voient pas les cyclistes) Si, dans la rue, on vient à se cogner contre un poteau de signalisation, c'est que manifestement on ne l'a pas vu. Combien de gens impliqués dans un accident disent qu'ils n'ont tout simplement pas vu l'autre voiture arriver!!
Quand notre attention est concentrée sur une chose précise (ATTENTION DERRIERE VOUS!), notre cerveau souvent ne se souviens plus du tout du reste, même si celui-ci devrait en fait nous frapper par sa bizarrerie. Cette vidéo que vous venez de visionner est un parfait exemple, réalisé par des psychologoques Daniel Simons  de l'université de L'Illinois et Christopher Chabris, de l'université de Harvard : c'est la célèbre expérience du costume de gorille.
qui dirige le test voudrait savoir encore autre chose, et elle demande aux spectateurs s'ils n'ont rien remarqué de spécial. Plus de la moitié des gens à qui on montre le film n'ont rien vu de spécial. Ce n'est que lorsqu'ils visionnent le film une seconde fois, sans plus se concentrer sur les rebonds de la balle, qu'ils remarquent à leur grande stupéfaction qu'une femme déguisée en gorille traverse l'image, s'arrête en plein milieu et se frappe la poitrine!!!
La plus grande partie des spectateurs était tellement occupée à compter qu'elle n'a absolument pas noté le gorille. Quand nos psychologues ont le fait le même test mais en demandant cette fois de compter les rebonds du ballon dans l'équipe habillée en noir, seul 1/3 des personnes n'avaient pas vu le gorille. Si la présence de la femme déguisée en gorille a échappé à moins de gens, c'est que son costume était également noir.

CONCLUSION: ce film nous donne un exemple frappant de la façon dont notre attention filtre ce que nous percevons, sans que nous soyons pour autant conscients de l'ampleur de ce processus de filtrage. Notre attention est comme un projecteur qui n'éclaire que peu de choses à la fois. TOUT CE QUI N'A PAS ETE ECLAIRE SE DISPERSE DANS L'INCONSCIENT.

Leibniz avait raison, Il est possible d'éprouver des sensations sans en avoir conscience. Affirmer cela,  comme le fait ici Leibniz, c'était anticiper l'hypothèse d'un inconscient psychique. Belle intuition de Leibniz, en affirmant qu'une grande partie de notre inconscient se nourrit de ce genre de perceptions restées dans l'ombre, Freud ne fera qu'y ajouter une autre partie très importante constituée par ce que nous avons vécu dans le ventre de notre mère et pendant les 3 premières années de notre vie. Durant cette période, nous percevons beaucoup de choses très intensément, mais notre  cortex associatif n'est pas encore assez développé pour emmagasiner ces évènements et les tenir à notre disposition de façon consciente. Près de 2/3 de notre personnalité se développent ainsi, sans que nous puissions nous en souvenir ni réfléchir à leurs circonstances exactes.



LES ILLUSIONS D'OPTIQUE
Une illusion d’optique, également appelé illusion visuelle, trompe le système visuel humain par des images perçues incorrectement par le cerveau.
En voici quelques unes assez spectaculaires, certaines connues et d’autres pour le moins originales.

I. Carrés de gris

Illusion optique carré gris
Si je vous disais que les lettres A et B étaient sur la même couleur, vous me croiriez ?
Sans doute pas, et je vous l’accorde c’est assez difficile à admettre. Aussi, pour vous le prouver, il vous suffit d’ouvrir Adobe Photoshop et d’utiliser la pipette sur les deux carrés. #a9ac96 chacun.
Cette illusion est appelée « Color Vision Demonstration » et a été proposée par Hans Irtel en 1998, largement inspirée par l’échiquier d’Adelson (1995), vous pouvez d’ailleurs en avoir l’explication ici.

L'illusion de la même couleur, également appelée le Checker shadow illusion of Adelson, le Checker shadow illusion ou seulement Checker shadow, est une illusion d'optique publiée par Ted Adelson en 1995.
Il s'agit d'un petit échiquier contenant deux cases qui ont la même teinte de gris, mais qui semblent être d'un gris différent.
Quel carré de l'échiquier, A ou B, est le plus foncé ?

 Les carrés A et B de l'échiquier ont la même teinte, alors qu'ils semblent d'un gris différent dans la première image.

II. Sphère tournante

Illusion optique sphère
Dans quelle direction tourne cette sphère ?
Je ne sais pas pour vous, mais les premières fois que je regardais cette image, je voyais toujours la face de face (haha), tourner de gauche à droite.
Quel que soit le sens dans lequel vous voyez tourner cette sphère à première vue, sachez qu’il est possible de l’inverser à tout moment. Attention, risques de migraines importants.
Commençons. Vous constaterez qu’on peut facilement voir à travers la sphère tournante, de ce fait on peut tout aussi bien regarder la face de face (haha), ou la face de dos.
Pour inverser le sens de la sphère, il suffit de faire passer mentalement les points du dos sur la face, c’est plus difficile qu’il n’y paraît. Remarquez-vous un changement ?
Bon, comment je le remets à l’endroit maintenant ?
Avec un peu d’entraînement, il devient assez simple de passer d’un sens à l’autre.
Dans le même genre :
Illusion optique jaune
Fixez le centre sans bouger les yeux pendant une dizaine, ou un peu plus, de secondes.
Remarquez-vous quelque chose ?
Et encore un autre :
Illusion optique rose vert
Fixez la croix pendant une dizaine de secondes.
On constate la disparition des cercles roses, et l’apparition d’un disque vert faisant le tour de la croix en laissant des traces roses…

III. Dr. Jekyll et Mr. Hide

Illusion optique jekyll
Vu depuis la chaise, sans doute en face de l’écran, on remarque tout de suite que le moche est à gauche (je me souviens plus des noms) et que le normal est à droite.
Maintenant reculez d’un bon mètre, voir un mètre cinquante. Quelque chose a changé ?

IV. Size Matters

Illusion optique automobile
Voyez-vous ces véhicules Ford Explorer de différentes tailles ?
Ben en fait elles ont toutes la même taille, cette image est basée sur l’illusion d’Ebbinghaus.
Illusion similaire.
Illusion optique militaire
Ces trois soldats ont tous la même taille, exactement la même.
Pour vous convaincre vous-mêmes, il vous suffit encore une fois d’ouvrir Photoshop et de les comparer.
Et voici l’originale :
Illusion optique orange

V. Utilise la Force !

Illusion optique force
Le meilleur pour la fin, comme on dit.
À première vue, cette image n’a rien d’une illusion quelle qu’elle soit.
Mais fixez le point central, puis avancez et reculez votre tête. Vous voyez, c’est pas si difficile d’utiliser la force.
Au risque que l’on vous prenne pour un idiot, c’est un très bon moyen de faire passer le temps au boulot quand ils ont déjà bloqué Facebook, Twitter, les jeux en ligne, Youtube, MSN, Everest Poker, Wikia, Wikipedia, Grooveshark, Zlowtech (les enfoirés !), Yahoo, Google (à quand même), Bing, et tous les sites de pr0n.
Une grande partie de ces illusions d’optique furent trouvées sur un très bon site consacré aux illusions optiques, les autres sont le fruit de recherches personnelles.

Autres:

 Alors? canard ou lapin?

 Vous voyez une femme nue? bande de pervers!
moi je vois du linge étendu sous la fenêtre, un pot de fleurs ( du lière à la place des cheveux) un verre à la place des fesses etc... incorrigible!
Ponts? nuages? bateaux?
Vase? ou Visages qui se font face?



MORALITE:









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